
Je suis breton, finistérien. Je vis aujourd’hui en Occitanie, avec les Pyrénées en toile de fond.
Après quelques premières années de vie à Toulon (père officier de Marine, donc Toulon obligatoire…), j’ai retrouvé Brest et le Finistère Nord, où j’étais né, pour y grandir. Avec des attaches aussi en presqu’île de Crozon, le plus beau coin de Bretagne (mon grand-père maternel, capitaine au long cours et pilote du port de Brest, y avait une maison, rendez-vous des cousins chaque été: magique)…
Études à Brest tout en travaillant au Télégramme de Brest, mais aussi pour de nombreux magazines liés à la mer: Voiles et Voiliers, Wind Magazine, Voile Magazine, Planche n°1, etc. Puis études à Paris, en continuant à écrire pour ces magazines.



A l’époque, j’arrive encore à naviguer, tout en écrivant. Et je me retrouve même parfois en photo dans Voiles et Voiliers…

A partir de décembre 1988, faire partie d’un équipage devient difficile: je rentre à L’Express, où je vais, pendant dix ans, passer presque huit mois par an en reportage.



Des années intenses, où je réalise ce rêve de ne pas passer à côté de mon époque. En ayant la possibilité de faire des reportages d’une formidable variété. Comme ici, par exemple, au Bangladesh…

Ici au Koweit pendant la première guerre du Golfe…

En Papouasie-Nouvelle Guinée, pour rejoindre une tribu, restée à l’âge de pierre, qui vient d’être découverte.

A Sarajevo, pendant le siège de l’été 1992, les pieds dans les marques au sol indiquant où se tenait Gavrilo Princip quand il tira sur l’archiduc François-Ferdinand le 28 juin 1914, assassinat qui finit par déclencher la guerre de 14-18.

Ou encore au Kazakhstan, sur la mer d’Aral qui disparaît.

Le but de ces voyages: raconter le monde. Dans des articles comme ceux-ci:





A L’Express, je m’intéresse aussi aux nouvelles technologies et j’ai la chance d’être l’un des témoins de l’arrivée d’Internet. Je le fais par l’écrit, mais aussi en étant à l’origine de la décision de L’Express de passer à Internet, en 1995 (avec deux complices: Corinne Denis et Jean-Claude Bizet). Je me souviens encore de la réponse de Christine Ockrent, directrice de la rédaction, à qui je présentais le projet: « je ne comprends rien à ce que tu me dis, mais je pense qu’il faut qu’on le fasse… ».


1998, je quitte L’Express en désaccord avec la stratégie du nouveau directeur de la rédaction, Denis Jeambar, qu’elle soit éditoriale ou numérique. Je crée Transfert, premier magazine naissant avec son site Web et, surtout, la même équipe s’occupant de tous les formats, qu’ils soient numériques ou « traditionnels ». Nous gagnerons le Clic d’Or 2000 et le Grand Prix des Médias 2001 comme « meilleur site de la presse française », et le Grand Prix Narrowcast en 2001, avec une Web TV d’information en battant…TF1 et Le Monde. Transfert sera décrit par Le Nouvel Obs comme « le Wired français », Le Monde parlant « du site Internet qui sort des scoops ».




En 2000, Libération fait un numéro sur « les 100 qui font l’Internet en France ». J’ai le plaisir d’être dans la liste. Vente du magazine fin 2001. Entre 2002 et 2005, je reprends mon sac de reporter pour Géo, Ça m’intéresse, Le Point, Energies… Avant de créer Nautilus, le magazine de la mer, en 2005, avec mon épouse.



En 2007, tout en continuant le magazine, je rejoins le groupe Mondadori France comme directeur délégué, directeur général de Mondadori Digital, la filiale gérant les sites des 43 magazines du groupe (Sciences et Vie, Closer, Biba, Top Santé, Auto Plus, Sport Auto, Bateaux, Le Chasseur Français, etc…). Je le quitte en 2009 pour monter Elteg, société d’innovation numérique pour la presse. Puis je rejoins, début 2015, le groupe Vivendi comme directeur des projets. Je le quitte en 2019 pour relancer les éditions Nautilus et… écrire des romans.
Nous y voilà…
Aujourd’hui, j’ai ajouté depuis le 1er janvier 2015 la direction de la coopérative d’intérêt collectif éditant Pyrénées magazine, titre que nous avons repris au groupe Bayard pour éviter son arrêt définitif.
Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi ceci, très important. Essentiel.

Un point important dans ma biographie: je me suis battu pendant 30 ans pour connaître la vérité sur la disparition de mon père, officier de marine dans un sous-marin qui n’est jamais rentré au port, en janvier 1968. Et le mystère a été levé en 2019, avec la découverte de l’épave, au large de Toulon. En 2020, nous avons pu poser une plaque commémorative par 2235 mètres de fond.
Tous les détails sur le formidable site réalisé par Hervé Fauve, fils du commandant et surtout un ami : www.minerve-1968.com/


Avec Hervé Fauve (à droite), à bord du navire du millionnaire américain Victor Vescovo (au centre) qui porte la plaque commémorative: c’est Victor qui nous a prêté son bateau et son sous-marin d’exploration (piloté par personne d’autre que lui) pour poser la plaque sur l’épave de la Minerve, le 2 février 2020.
Le texte:
« Marins de la Minerve
Nous vous avons cherchés
Nous ne vous avons
jamais oubliés
Vos Familles
Vos Frères d’Armes
Vos Amis
21 juillet 2019″

